Contre la charte des Gilets Jaunes – 2ème partie


Dans sa 2ème partie, la charte des Gilets Jaunes déclare s’occuper de politique. Cependant, elle ne propose pas un projet politique nouveau visant à résoudre les problèmes de notre pays. Elle proclame un nouveau faisceau d’interdictions, sans que l’on puisse entrevoir quelque changement de logique par rapport au mode actuel de gouvernement. Peu à peu le style du type de pouvoir que cette charte prétend mettre en place apparaît cependant : c’est un infléchissement dans le sens de l’accroissement de la violence et de l’agressivité de l’Etat. Ce dernier ne change donc pas de nature et il maintient voire accroît ses prérogatives.

Curieusement, le dernier article de cette 2ème partie préconise de favoriser les libertés et le retrait de l’Etat, ce qui entre en contradiction avec les autres parties du texte .

Deux propositions véritablement politiques surnagent : le référendum d’initiative populaire et la sortie de l’Union Européenne.

Sur un ton d’une plus grande modération que celui qu’elle adopte, je m’oppose à tous les articles de cette 2ème partie excepté le dernier. Quant à la nouvelle modalité de référendum, si je l’approuve, je la discute quand même, ce qui me permet d’énoncer une thèse inattendue sur le pouvoir.

Cette formulation prend comme allant de soi une notion qui devrait faire partie du débat constitutionnel. C’est la notion de souveraineté. Celle-ci ne devrait plus être considérée comme un principe intangible représentant un point de départ. De l’axiome que le peuple est souverain, il découle qu’une décision majoritaire quelle qu’elle soit s’impose à tout le monde. Cela s’oppose à la liberté individuelle et instaure une sorte de tyrannie de la majorité dont est en train de mourir l’idée démocratique elle-même. La Constitution devrait cesser d’organiser les modalités de la souveraineté absolue. Elle devrait au contraire garantir les droits des individus. Pour cela, elle doit indiquer ce qui ne peut pas faire partie de la loi. Autrement dit elle doit  indiquer précisément les limites de l’autorité de l’Etat. Une reformulation des droits de l’individu et de leur place dans la hiérarchie des droits doit précéder tout travail de révision constitutionnelle et tout débat à ce sujet.

Ceci étant établi, la démocratie directe est pensable à notre époque. Cependant, il en est de même pour les thèmes mis au suffrage de leurs concitoyens par quelques uns que pour les lois. La notion de souveraineté limitée devra s’appliquer dans ce domaine également. Les propositions de loi soumises à référendum devront respecter les mêmes limites que les lois, limites conçues autour du respect des libertés individuelles, lesquelles deviendraient la nouvelle frontière.

Cette tendance à interdire et à exclure est totalement surprenante. Elle laisse entendre ici qu’un élu est par essence un être malfaisant voué à abuser de ses pouvoirs, lesquels doivent donc être soigneusement encadrés. Interdire les réseaux d’influence, cela revient, en quelque sorte à supprimer le droit d’association. Pourquoi interdire à des regroupements de personne animées par une croyance de chercher à faire partager leur croyance par le plus grand nombre ?

L’intention est sans doute de limiter l’aptitude des entreprises ou des professions à influencer à leur profit des institutions. Elles ne devraient plus pouvoir faire pencher les décisions dans le sens de leurs intérêts grâce à leurs moyens financiers. C’est considérer que ces institutions sont influençables et corruptibles. Recherchons alors les moyens d’éviter la corruption. La solution est de limiter les pouvoirs des institutions. Si chaque profession établit ses propres règles, alors elle n’a aucun besoin d’acheter des élus.

Quant à cette exclusion sur la base de l’existence d’un casier judiciaire, elle n’est pas défendable. Si la personne s’est mise en règle avec la société, elle jouit à nouveau de tous ses droits. Si quelqu’un doit les limiter tout de même c’est le juge et non une règle a priori établie dans un climat de passion.

C’est l’inverse. Sortir de l’UE représenterait une perte de souveraineté pour les citoyens de ce pays car, à l’heure actuelle, le seul contre-pouvoir qui se dresse en face de l’absolutisme de l’Etat, c’est l’Union Européenne. La rage interventionniste et taxative des fonctionnaires français ne connaitrait plus de limites si l’Union Européenne ne freinait pas quelque peu tout cela.

D’ailleurs, le texte de cette charte le démontre un peu plus. Laisser l’Etat plus libre encore de réglementer tous les aspects de la vie économique et privée, d’accroître son emprise et ses pouvoirs, de dépenser sans frein l’argent des citoyens de ce pays en étendant encore un peu plus toutes les formes d’assistance, voilà le programme qui apparaît clairement derrière cette volonté de sortir de l’Union Européenne. Il faudrait d’abord que la France abandonne tous ces errements.

L’on s’apercevra alors qu’il faut rester dans l’Union Européenne en la réformant. Elle n’est pas et ne doit pas être un Etat, ce dont rêvent ses fonctionnaires ainsi que les dirigeants français, lesquels se verraient bien à sa tête. En revanche, elle est la raison pour laquelle l’Europe est encore un peu respectée dans le monde. Putin et Trump rêvent de son démantèlement, ce qui deviendrait une réalité si la France la quittait.

On ne sait pas évaluer l’évasion fiscale. Cette formule laisse entendre que les plus grandes entreprises de ce pays représentent son pire ennemi. En réalité, à l’heure actuelle, l’entité qui occupe cette triste position d’ennemi public, c’est hélas l’Etat.

Les objectifs avoués de son système éducatif  sont d’inculquer les soi-disant valeurs de la république aux élèves. La réalité est qu’il fait de 80 % d’entre eux des ignorants imprégnés d’une idéologie périmée, au lieu de les aider à devenir des adultes épanouis se concentrant sur leurs projets de vie. Le système de santé est désespérant pour ses personnels, inefficace et bureaucratique. La sécurité n’est plus assurée dans des parties importantes du territoire. La justice est lente et tatillonne. Ses prisons entretiennent et contribuent à laisser se développer toutes les formes de délinquance. Les bureaux des minisères sont remplis d’administratifs occupés à s’inventer du travail les uns aux autres pour justifier leur existence.

Il faut arrêter de financer ce monstre inefficace au lieu de chercher à lui trouver par tous les moyens de plus en plus de ressources. Il faut restituer au niveau local toute ses prérogatives et cesser de vouloir que chaque problème soit traité de la même manière en tout point du territoire.

L’Etat est un piètre actionnaire. Bien plus que les fonds financiers, il privilégie son intérêt à court terme plutôt que l’avenir des entreprises qu’il possède. Elles lui servent à assurer de confortables reconversions à ses hauts fonctionnaires lorsqu’ils ne veulent plus rester dans la fonction publique. Plus qu’ailleurs, le style de management des entreprises nationales est marqué par une forte hiérarchisation et une bureaucratie qui privilégie les chiffres sur le sens du travail et la mission de l’entreprise.

Non, il faut amplifier les privatisations et ne plus tolérer que l’état possède des entreprises. Ce n’est pas son rôle. Quant à cette idée qu’elles fassent partie des biens publics, elle ne possède pas de réelle signification. Il s’agit de services rendus à des clients. Pour eux, ce qui compte c’est qu’ils soient de qualité sans coûter trop cher. Les prix démesurés des péages, des trains, des taxes d’aéroport sont là pour démontrer que l’Etat fait très mal ce travail.

Nous nous souvenons que le point de départ du mouvement des Gilets Jaunes est le coût de la mobilité. Il semble qu’il ait pris principalement dans les régions du pays qui se dépeuplent, car ce sont également celles dans lesquelles les services se raréfient et donc sont distants : il faut y prendre sa voiture pour tout : s’approvisionner, se soigner, se former, faire n’importe quelle démarche. Ces régions sont également celles dans lesquelles la couverture Internet est la plus mauvaise. Les cartes démographiques sont à l’inverse de celles des ronds-points qui furent bloqués : moins une région est peuplée, plus elle se dépeuple, et plus ils sont nombreux.

Néanmoins, le problème est sensible dans tout le pays. La circulation est un domaine dans lequel le pouvoir s’exerce de manière constante et désordonnée. Conduire est devenu une véritable épreuve consistant à scruter constamment des panneaux de limitation de vitesse qui changent souvent au bout de distances inférieures au ½ km. C’est un système infantilisant auquel pourrait être substitué sans dommage celui de la responsabilité et de la confiance. Au lieu de toutes ces interdictions, qui finissent par désapprendre la conduite automobile, il faudrait que chacun puisse faire appel à son bon sens.

Des problèmes de civilisation plus généraux se cachent derrière ce problème de conduite automobile. Le premier est l’agressivité que chacun porte en lui en raison des agressions qu’il subit en permanence dans son travail ou sa famille (les deux sont liées). Le second est la manière absurde de compter le temps, que nous subissons dans ce pays de même que dans la majorité des pays occidentaux. Chacun a besoin de gagner quelques minutes en raison de cette idée aberrante que le temps c’est de l’argent.

Il faudrait transformer les relations de travail. La circulation automobile se pacifierait alors immanquablement. Fondamentalement, personne n’a envie de mourir au volant ni de tuer qui que ce soit. Les esprits sont obscurcis par un mode de vie saccadé dans lequel les vraies valeurs ne comptent plus pour rien.

Est-ce que cet article 13 est là pour contester l’enseignement de l’économie tel qu’il est pratiqué dans les Lycées de ce pays ? Cet enseignement est à ce point idéologique que même le Président s’en est ému. Il est donc envisagé de le réformer. Est-ce que la réforme ira dans le sens d’une réhabilitation de l’entreprise ? Est-ce ce que disent les Gilets Jaunes ? Ils n’en parlent pas beaucoup. En revanche ce qui est dit, c’est que les méthodes pédagogiques contestables qui ont eu cours dans cet univers relèvent de l’idéologie. C’est bien possible.

En tout cas, il y a peu de choses à se mettre sous la dent dans ce N° 13 alors que le problème est gigantesque. 150 000 exclus de plus  sortent chaque année sans aucun diplôme du système éducatif qu’ils ont été forcés de subir jusqu’à l’âge de 16 ans. Ils en sortent non seulement sans  diplôme mais également sans avoir acquis les connaissances de base dans  quelque domaine que ce soit. Ils vous demandent l’heure du prochain train dans une gare alors que cet horaire est affiché, mais qu’ils sont incapables de le lire correctement. Gentiment vous le leur donnez en faisant semblant de ne vous être aperçu de rien.

Dans le primaire, si on les interrogeait, on s’apercevrait qu’au moins 80 % des enfants n’aiment pas l’école où on les envoie de force tous les matins. On ne les interroge pas. On n’interroge pas davantage leurs ainés. Le tronc commun est un échec absolu. Tous les enseignants le disent et le savent. Personne n’ose changer la situation, sans doute pour des raisons idéologiques liées au fallacieux dogme de l’égalité. A part pour quelques filières techniques ou commerciales, à part pour les meilleurs élèves qui suivent la filière des grandes écoles, le baccalauréat ne sert qu’à enfourner la masse de ceux qui l’obtiennent dans des universités pléthoriques où on leur enseigne de l’idéologie : l’égalité, la malfaisance des patrons, la beauté du service public.

Sortant de là, ils ne trouvent pas d’emploi ou passent les concours de la fonction publique. Ils jouissent alors de ses privilèges, tout en se sentant inutiles, s’ils rejoignent les filières administratives. S’ils rejoignent celles des services dont l’Etat s’est arrogé le monopole, ils souffrent de sa gestion irrespectueuse, tout en se sentant inefficace.

En réalité, il ne faut plus réformer l’Education Nationale. Il faut la démanteler. Il faut que chaque entité régionale prenne en charge son propre système éducatif et qu’elle l’organise comme elle l’entend. La créativité et l’innovation doivent être stimulées dans ce domaine comme dans tant d’autres. Il faut mettre un terme à un système dans lequel quelques bureaucrates, à peu près complètement ignorants des réalités de la vie, persuadés que l’on doit enseigner les mêmes choses de la même manière dans toutes les écoles du pays, décident souverainement du quoi et du comment.

Cette formulation laisse penser que tout va bien dans le système judiciaire excepté les moyens qui lui sont alloués, ainsi que le caractère libéral de la profession d’avocat. Il suffirait alors d’injecter les moyens nécessaires et de rendre les avocats dépendants de l’Etat pour que tous les problèmes de la justice soient résolus.

C’est ne pas voir que le système carcéral est inefficace et inhumain. Bien davantage, il sert des objectifs opposés à ceux qui sont normalement les siens. Des petits délinquants font de la prison ; lorsqu’ils en ressortent, leur dangerosité est bien plus grande. La prison ressemble à une gigantesque école de formation au crime, au terrorisme et à tous les maux dont elle est chargée de protéger la société.

Il faut certainement tout repenser dans ce domaine également. Il existe un lien de plus en plus établi entre la solitude et le crime, que ce soit le crime ordinaire ou le terrorisme. Il ne s’agit pas de considérer que la délinquance est due aux inégalités. C’est d’autant moins exact que des personnes issues de toutes les catégories sociales enfreignent les lois. Ce que je propose ici, c’est d’imaginer une société dans laquelle les malaises des uns sont repérés et pris en charge par leurs proches avant qu’ils ne s’aggravent et ne se transforment en comportement asociaux voire pire encore.

Pour cela, il faut arrêter de moraliser toutes les difficultés; il faut cesser de bâtir en permanence des échelles au bas desquelles il y aura toujours quelques personnes qui se sentiront défaites, en échec ou humiliées.

De nombreux parcours différents sont possibles. Notre société définit quelques voies d’excellence que se disputent les élites autoproclamées – les ex premiers de la classe qui réussissent les concours – et des petites routes que l’on peut emprunter à condition d’accepter de se soumettre et de réaliser les projets que d’autres ont formé pour vous.

Celui qui ne trouve pas tout de suite sa place, celui qui tient à poursuivre ses propres rêves et celui qui est accidenté par la vie ou par quelque échec que ce soit, tous ceux-là, toutes celles-là, il ne leur reste que peu de choix : être considérés par les autres comme des malades, comme des ratés, comme des « mauvais », ou sombrer dans la délinquance petite ou grande.

Bien sûr, cela relève de la liberté de chacun et il faut bien réparer les torts que l’on a commis envers autrui. Mais la société devrait consacrer beaucoup plus d’efforts pour éviter que cela n’arrive. Le premier est de cesser de juger constamment les gens et le second est d’accepter qu’il puisse y avoir des modes de vie et des trajectoires bien plus variés que ceux qui ont cours aujourd’hui. Le troisième est d’organiser des temps de parole, des lieux d’échange, des modalités de partage, tels que chacun se sente appartenir à un ensemble social sur lequel il peut compter, par lequel il ne sera pas constamment jugé, évalué, pesé et dont il ne sera pas exclu à la moindre peccadille.

Pourquoi aborder ce sujet délicat sur un mode violent, en parlant de « casser le monopole et le copinage » ? C’est donner l’impression d’une grande faiblesse en face d’un mal dont on ne sait pas par quel bout le prendre. C’est aussi se tromper d’analyse. Le plus grand monopole est celui de l’Etat. Il s’exerce d’abord et avant tout sur l’éducation, si bien que la pensée de toute la population est installée dès l’enfance dans l’idée que la République est bienfaisante et qu’il est bon que l’Etat prenne tout en charge.

Il s’est en effet construit un système de grande connivence, produisant un consensus. Ce système est constitué d’une sorte d’alliance entre la classe politique et la profession d’informer et de commenter, laquelle s’est mise au service de l’idéologie dominante. Chaque branche de ce système vit de l’autre et ensembles, elles modèlent les esprits des gens en leur disant à propos de chaque situation, ce qu’il faut en penser.

Si on objecte qu’il y a des partis et des opinions différentes et contradictoires, je dirais que ce qui les oppose est de l’ordre du détail. Le consensus existe sur le rôle de l’Etat, sans que l’accroissement continuel de son périmètre et de ses prérogatives ne paraisse poser de problème. En face de chaque difficulté, le remède est le même : il faut que l’Etat en fasse plus.

L’autre pilier de cette pensée consensuelle, c’est que l’entreprise est responsable de tous les maux. Il faut donc lui rogner les ailes en la réglementant de plus en plus, afin de protéger la société contre elle,  protéger ses salariés, introduire la méfiance contre ses produits, la contraindre à ne se distinguer de sa concurrente que par des détails en uniformisant ses produits par des règles minutieuses, en lui imposant des manières de produire et en en interdisant d’autres.

Les jeunes entrepreneurs quittent en masse le pays et ceux qui restent évitent au maximum de créer des emplois. Les entreprises croulent sous la paperasse imposée par une administration tatillonne qui vit de la méfiance à leur encontre.

En définitive, ce qu’il faut penser est expliqué à longueur de temps sur les ondes et dans les colonnes des journaux, l’ensemble de l’information étant subventionnée par l’Etat ou étant recopiée sur des sources subventionnées. On vous explique ce qu’il faut penser des événements avant même de les présenter.

C’est la pensée qu’il faut libérer au lieu de croire qu’on mettra un terme à son asservissement par des mesures coercitives. Pour cela, il faudrait que l’Etat se retire de l’ensemble du secteur de la communication. Il pourrait tout aussi bien quitter celui de la culture pour faire bonne mesure.

Je suis bien d’accord avec l’idée que l’Etat doive se retirer de tous ces secteurs. Le problème est que ce n’est pas ce que disent les autres articles de cette charte. Attention à ne pas changer cet article pour le mettre en cohérence avec les autres. C’est l’inverse : il faut changer tous les autres articles pour les mettre en cohérence avec celui-là. Quant à la Constitution, elle n’est pas chargée de dire ce dont doit s’occuper l’Etat, mais la manière dont il doit être organisé. Il est vrai qu’il faudrait la débarrasser de tout ce qui, au fil du temps, lui à été ajouté au point de la détourner complètement de son rôle. En priorité, il faut en retirer le principe de précaution, dont l’application rigoureuse empêcherait d’entreprendre quelque innovation que ce soit.

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On commence à le percevoir, l’abandon du principe de souveraineté absolue porte en lui d’immenses conséquences. Un citoyen cesse d’être un sujet obligé de se soumettre à la loi de la majorité. Il reste un être libre de faire valoir son opinion. Il ne perd jamais ses droits. Il pèse sur les décisions et il n’accepte que ce qui ne lui parait pas inacceptable.

Le consentement se substitue alors à la soumission. La communauté prend le temps de la délibération et elle n’avance que si elle a obtenu le consentement général au sujet d’une décision donnée. Cela ne revient pas au consensus qui est l’accord de tous. C’est l’idée qu’une décision ne peut être prise tant qu’elle reste insupportable ou invivable pour quelques uns. Il faut avancer dans la réflexion commune jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée.

A l’indifférence de la société envers ceux qui ne suivent pas le mouvement est substituée l’idée que chaque personne est importante.

Cela me parait à la fois juste et possible.

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